Tashkent, capitale et plus grande ville d’Ouzbékistan, est la ville la plus peuplée d’Asie centrale, avec plus de 3 millions d’habitants au 1ᵉʳ avril 2024. Située au nord‑est de l’Ouzbékistan, près de la frontière avec le Kazakhstan, elle possède une histoire riche façonnée par des cultures et des événements très divers.
Avant l’arrivée de l’islam au milieu du VIIIᵉ siècle, la région était dominée par les influences sogdiennes et turques. La ville fut détruite par Gengis Khan en 1219, mais elle fut reconstruite par la suite et prospéra grâce à sa position stratégique sur la Route de la Soie. Entre les XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, Tachkent fonctionna comme une cité‑état indépendante avant d’être réintégrée dans le Khanat de Kokand. Elle passa sous contrôle russe en 1865, devenant la capitale du Turkestan russe. À l’époque soviétique, Tachkent connut une croissance rapide et d’importants changements démographiques dus aux migrations forcées. Le terrible tremblement de terre de 1966 entraîna la reconstruction d’une grande partie de la ville dans un style soviétique. À ce moment-là, c’était la quatrième ville de l’Union soviétique en nombre d’habitants, après Moscou, Léningrad et Kiev.
De nos jours, en tant que capitale de l’Ouzbékistan indépendant, Tachkent reste une ville multiethnique, les Ouzbeks étant majoritaires. En 2009, elle a célébré les 2 200 ans de son histoire documentée, et un plan directeur de développement jusqu’en 2045 a été approuvé.
Étymologie
Au fil de son histoire, Tachkent a connu de nombreux changements de nom et des évolutions culturelles et politiques. Selon le savant Abû Rayhân Birûnî, le nom « Tashkent » vient du mot turc tash et du persan kent, signifiant « Ville de pierre » ou « Ville des pierres ».
Histoire ancienne
Les origines de Tachkent remontent au Ve‑IIIᵉ siècles av. J.‑C., lorsqu’elle apparut comme une oasis le long de la rivière Chirchik, au pied des montagnes de l’ouest du Tian‑Shan. Cette région, connue autrefois sous le nom de Beitian, pourrait avoir été la capitale estivale de la confédération Kangju. Certains historiens suggèrent que la « Tour de pierre » mentionnée par Ptolémée et d’autres sources anciennes sur la Route de la Soie correspondrait à cette oasis, bien que cette identification soit débattue.
Connue sous le nom de Chach
Aux périodes pré‑islamiques et au début du monde islamique, la ville et sa région étaient appelées Chach. Ce nom apparaît dans le Shahnameh de Ferdowsi.
La principauté de Chach, établie entre le Ve et le IIIᵉ siècles av. J.‑C., comprenait une citadelle d’environ 8 km au sud de la rivière Syr Darya. Au VIIᵉ siècle, elle était devenue un grand centre commercial, avec plus de 30 villes et un réseau complexe de canaux reliant les communautés sogdiennes et turques. Le moine bouddhiste chinois Xuanzang la désigna sous le nom de Zhěshí, tandis que les textes chinois comme le Livre de Sui et l’Ancien Livre des Tang l’identifiaient comme Shí (« pierre ») ou Zhěshí.
Entre 558 et 603, Chach faisait partie du Khaganat turc, qui se divisa ensuite en factions orientale et occidentale. Le souverain turc de l’Ouest, Tong Yabghu Qaghan (618‑630 après J.‑C.), établit son quartier général près de Chach, dans la région de Ming‑bulak, recevant des délégations de l’Empire Tang et de Byzance. Au milieu du VIIIᵉ siècle, des souverains turcs locaux frappèrent des monnaies à leurs noms.
Période du Califat islamique
Au début du VIIIᵉ siècle, Chach (appelée Shash en arabe) fut conquise par le califat omeyyade. Au Xe siècle, les récits historiques décrivent Shash comme une ville divisée en trois zones distinctes : une citadelle, la ville intérieure (madina), et deux faubourgs – le faubourg intérieur (rabad‑dahil) et le faubourg extérieur (rabad‑harij). La citadelle, entourée de murs avec deux portes, abritait le palais du souverain et une prison.
Période post‑Califat
Sous l’Empire samanide, Tachkent fut renommée Binkath, bien que la région environnante conserva le nom de Chach, prononcé par les Arabes ash‑Shāsh (الشاش). Parmi les savants islamiques notables originaires de Tachkent à cette époque figurait al‑Kaffal ash‑Shashi (904‑975), théologien, linguiste et juriste de l’école Shafiʿi.
Le nom de la ville évolua au fil du temps — de Chachkand ou Chashkand à Tashkand, reflétant des évolutions linguistiques, puis sous l’influence de l’orthographe russe durant l’ère soviétique. À la fin du XIᵉ siècle, Tachkent faisait partie de l’État turc karakhanide. En 998/99, la région de l’oasis était sous le contrôle d’Ahmad ibn Ali. Vers la fin du XIIᵉ siècle, la région devint un khanat indépendant avec Banakat pour centre, frappant sa propre monnaie sous des souverains tels que Mu’izz ad‑dunya wa‑d‑din Qilich‑khan et Jalal ad‑dunya wa‑d‑din Tafgach‑khakan.
Invasion mongole
En 1219, Tachkent fut ravagée lors de la conquête par Gengis Khan. La plupart de sa population fut perdue, et la ville réduite en ruines.
Période timuride
Sous Timour (Tamerlan) et les dynasties Shaybanides, Tachkent connut une renaissance culturelle et économique, et devint un centre important de commerce et de savoir le long de la Route de la Soie. Durant le règne de Timour (1336‑1405), Tachkent servit de bastion stratégique. En 1391, Timour lança une campagne contre Tokhtamysh, khan de la Horde d’Or, depuis Tachkent, revenant victorieux.
Un saint soufi célèbre, Sheikh Khovendi at‑Takhur (XIIIᵉ‑XIVᵉ siècle), y fut vénéré, et un mausolée fut édifié sur l’ordre de Timour. Le mausolée de Zangiata y fut également construit, en l’honneur d’un autre saint soufi.
Règne des Shaybanides
Au XVIᵉ siècle, Tachkent fut gouvernée par la dynastie Shaybanide. Suyunchkhoja Khan, un dirigeant progressiste, favorisa l’émergence d’un cercle d’intellectuels, poètes et savants, parmi lesquels Vasifi, Abdullah Nasrullahi, et Masud bin Osmani Kuhistani. Vasifi devint ensuite le précepteur du fils puis du petit‑fils de Suyunchkhoja Khan. Sous le règne de Shaybanides, des monnaies furent frappées à Tachkent.
Depuis 1557, Tachkent fut sous le contrôle du Khan Abdullah II, qui fit battre monnaie localement. Au début du XVIIᵉ siècle, la ville fut gouvernée par Keldi Muhammad, un autre souverain Shaybanide, qui continua à émettre des pièces de monnaie.
Période kazakhe
En 1598, Tachkent passa sous la domination du Khanat kazakh. Tauekel Khan mena une guerre contre le Khanat de Boukhara, remportant une victoire dans une bataille située entre Tachkent et Samarcande. Sous Yesim‑Khan (1598‑1628), un traité de paix fut signé avec Boukhara, permettant aux Kazakhs de conserver le contrôle de Tachkent, Turkestan et d’autres villes clés le long de la rivière Syr Darya. Tachkent resta dans le Khanat kazakh jusqu’en 1723.
État de Tachkent (1784‑1807)
En 1784, Yunus Khoja, dirigeant du district de Shayhantahur, consolida le contrôle de Tachkent en formant un État indépendant. Au début du XIXᵉ siècle, cet État étendit son influence sur de vastes territoires dans la région.
Époque du Khanat de Kokand
En 1809, Tachkent fut annexée par le Khanat de Kokand. Avec une population d’environ 100 000, la ville était à l’époque la plus riche d’Asie centrale. Sous la domination de Kokand, Tachkent était fortifiée par un fossé de 20 km de long et des murs d’adobe munis de 12 portes.
Bien que prospère grâce au commerce avec la Russie, Tachkent redoutait les lourdes taxes imposées par Kokand. Le clergé religieux se rapprochait également du leadership religieux de Boukhara, ce qui créait des tensions. Cependant, avant que Boukhara ne puisse exploiter ce mécontentement, la Russie intervint.
Conquête russe et période coloniale
En mai 1865, le général Mikhaïl Tcherniaïev mena une attaque audacieuse et non autorisée sur Tachkent, bien qu’il fût largement en infériorité numérique (1 contre 15). Avec moins de 2 000 hommes, il lança une offensive de nuit contre la ville, défendue par 30 000 soldats et entourée de 25 km de murailles avec 11 portes. Après deux jours de combats acharnés, Tachkent tomba aux mains des Russes. Tcherniaïev gagna le surnom de « Lion de Tachkent » de ses propres chefs pour sa façon clémente de gouverner — il abolît les impôts pour une année, côtoya librement la population, et se déclara gouverneur militaire de la ville. Il proposa même de faire de Tachkent un khanat autonome sous la protection russe.
Pendant que le tsar Alexandre II récompensait Tcherniaïev et ses troupes, il le jugea trop imprévisible et le remplaça par le général Konstantin von Kaufman. Tachkent devint la capitale du Turkestan russe, avec von Kaufman comme premier gouverneur‑général. Un nouveau quartier russe émergea de l’autre côté du canal Ankhor, attirant colons et marchands. À la fin du XIXᵉ siècle, Tachkent était déjà devenu un centre d’espionnage pendant le « Grand Jeu », la rivalité géopolitique entre la Russie et la Grande‑Bretagne. L’arrivée du chemin de fer Trans‑Caspien en 1889 renforça sa croissance économique et les nouveaux arrivants.
Ère soviétique
Tachkent connut une industrialisation rapide dans les années 1920‑1930. Pendant la Seconde guerre mondiale, alors que l’Allemagne nazie envahissait l’Union soviétique en 1941, des usines furent déplacées vers Tachkent depuis les régions occidentales pour protéger la production industrielle. Cela renforça significativement la capacité industrielle de la ville. Tachkent accueillit aussi de nombreux évacués, y compris des exilés communistes allemands et des civils déplacés des zones de guerre. Sa population dépassa le million, les Russes et Ukrainiens y formant la majorité.
Après la guerre, Tachkent devint un centre important pour la recherche scientifique et technique. Le 10 janvier 1966, elle accueillit la signature d’un accord de paix entre le Premier ministre indien Lal Bahadur Shastri et le président pakistanais Ayub Khan, médié par le dirigeant soviétique Alexeï Kossyguine, pour mettre fin à la guerre indo‑pakistanaise de 1965. Tragiquement, Shastri mourut le lendemain, officiellement d’une crise cardiaque, bien que certains spéculent sur d’autres causes.
Un tremblement de terre dévastateur frappa Tachkent le 26 avril 1966, détruisant une grande partie de la vieille ville. Plus de 300 000 habitants se retrouvèrent sans abri, et 78 000 maisons, principalement en adobe traditionnel, furent détruites. Le gouvernement soviétique lança un effort de reconstruction massif, avec la contribution d’autres républiques soviétiques et de pays comme la Finlande. La ville fut reconstruite comme une métropole soviétique modèle, avec de larges boulevards, des parcs, des monuments et des immeubles modernes. Le métro de Tachkent fut également construit à cette époque. En 1970, environ 100 000 nouveaux logements avaient été bâtis, bien que beaucoup furent occupés par les ouvriers du bâtiment plutôt que par les habitants déplacés. Le district de Chilonzor et d’autres nouveaux quartiers étendirent les limites de la ville.
À la chute de l’Union soviétique en 1991, Tachkent restait la quatrième ville la plus peuplée de l’URSS, et un centre scientifique et industriel important. Cependant, en raison du tremblement de terre de 1966 et des reconstructions soviétiques qui suivirent, une grande partie du patrimoine architectural ancien de la ville avait été perdu, ne laissant que quelques traces de son importance en tant que carrefour de commerce sur la Route de la Soie.
Capitale de l’Ouzbékistan
Tachkent est célèbre pour ses avenues bordées d’arbres, ses fontaines, et ses grands parcs. Pourtant, en 2009, une initiative controversée de coupe d’arbres souleva l’indignation publique.
Depuis l’indépendance en 1991, la ville a connu des transformations importantes économiques, culturelles et architecturales. Beaucoup de monuments de l’ère soviétique ont été remplacés par des constructions modernes. Par exemple, une statue massive de Lénine a été remplacée par un globe représentant la carte de l’Ouzbékistan. Le « centre‑ville moderne de Tachkent » comprend désormais un immeuble de banque de 22 étages, des hôtels de luxe, le Centre international des affaires, et l’immeuble Plaza.
Le District des affaires de Tachkent, créé pour soutenir les entreprises de toutes tailles, est devenu un pôle d’investissement. En 2018, la construction d’un nouveau centre‑ville commença, comprenant une zone d’affaires avec gratte‑ciels, chaînes hôtelières internationales comme Hilton, des appartements de haut standing, des centres commerciaux et des lieux de divertissement. Le Centre international des affaires était prévu pour être achevé fin 2021. Tachkent a aussi reçu une notation « BB‑ » avec une prévision « stable » de la part de Fitch Ratings, reflétant sa croissance économique.
En 2007, Tachkent fut reconnue « capitale culturelle du monde islamique » pour ses mosquées historiques, ses sites islamiques, et ses institutions, dont l’Université islamique. La ville abrite aussi le Coran kufique de Samarkand, l’un des plus anciens exemplaires écrits du Coran, conservé à Tachkent depuis 1924.
Tachkent est la ville la plus visitée d’Ouzbékistan et a bénéficié de réformes sous le président Shavkat Mirziyoyev qui ont facilité le tourisme. Des politiques de visa‑libre pour les citoyens de l’UE et des procédures de visa simplifiées pour d’autres pays ont rendu la ville plus accessible aux voyageurs internationaux.
Télévision pionnière
En 1928, Tachkent hébergea la première démonstration publique de télévision entièrement électronique. Boris Grabovskiy, qui avait breveté sa méthode en 1925, développa un système utilisant le balayage vertical et horizontal des faisceaux d’électrons sous haute tension — un principe encore employé dans les tubes cathodiques modernes. Bien que Vladimir Zworykin et Philo Farnsworth soient souvent crédités comme inventeurs de la télévision électronique, cette démonstration à Tachkent a une importance historique. En 1964, les contributions de Grabovskiy furent officiellement reconnues, et il fut honoré comme « Inventeur d’honneur de la RSS d’Ouzbékistan ».
Géographie
Tachkent est située dans une plaine fertile à la jonction entre Samarcande et Shymkent, à seulement 13 km de deux postes frontière clés avec le Kazakhstan. La ville est construite sur des dépôts alluviaux profonds, là où la rivière Chirchik rejoint ses affluents, et est sujette à une activité sismique, y compris des tremblements de terre et des secousses.
Climat
Tachkent connaît un climat méditerranéen (classification de Köppen : Csa) avec des influences d’un climat continental humide (Dsa). Les hivers sont froids et neigeux, tandis que les étés sont longs, chauds et secs, de mai à septembre. Les précipitations sont surtout concentrées en hiver et au printemps, la neige étant courante pendant les mois froids. En été, en particulier juillet et août, les températures peuvent être extrêmes, tandis que les pluies sont minimes de juin à septembre. L’altitude de 500 m (1 600 pieds) de la ville contribue à ses schémas de précipitations distincts.
Démographie
En 1983, la population de Tachkent était d’environ 1 902 000, répartie sur une superficie municipale de 256 km². En 1991, lors de la dissolution de l’Union soviétique, ce chiffre était monté à 2 136 600, ce qui faisait de Tachkent la quatrième ville la plus peuplée de l’URSS après Moscou, Léningrad et Kiev. Aujourd’hui, Tachkent demeure la quatrième ville la plus peuplée parmi les États issus de l’ex‑URSS.
En 2008, la composition ethnique de la population de Tachkent était approximativement :Sites remarquables
Bien qu’une grande partie de l’architecture ancienne de Tachkent ait été perdue lors de la révolution de 1917 et du tremblement de terre dévastateur de 1966, la ville abrite encore de nombreux musées et monuments, beaucoup construits durant l’ère soviétique.
Madrasah Kukeldash
Datant de l’époque d’Abdullah Khan II (1557‑1598), cette madrasa est en cours de restauration par l’Autorité religieuse des musulmans de Mawarannahr. On envisage de la transformer en musée, mais pour l’instant elle fonctionne toujours comme madrasa.
Bazar Chorsu
Situé près de la madrasa Kukeldash, ce vaste marché en plein air est le cœur de la vieille ville de Tachkent et offre une grande variété de produits. Il est une attraction majeure pour les visiteurs.
Complexe Hazrati Imam
Ce complexe comprend des mosquées, un mausolée, et une bibliothèque qui conserve le célèbre Coran en écriture kufique, considéré comme le plus ancien Coran encore existant, datant de 655.
Mausolée de Qaffol Shoshi
Dédié à l’imam Abu Bakr Muhammad ibn Ali ibn Ismail al‑Kaffal ash‑Shashi, ce mausolée fut reconstruit en 1542 sous la direction de l’architecte royal Gulyam Husayn. Il est connu pour son portail en dôme asymétrique.
Mausolée de Yunus Khan
Groupe de trois mausolées du XVe siècle, restaurés au XIXᵉ siècle, qui abritent le tombeau de Yunus Khan, le grand‑père de l’empereur moghol Babur.
Palais du prince Romanov
Palais du XIXᵉ siècle qui fut la résidence du grand‑duc Nikolaï Konstantinovitch, exilé à Tachkent pour faute. Le bâtiment, autrefois musée, est maintenant utilisé par le ministère des Affaires étrangères.
Opéra‑Théâtre Alisher Navoi
Conçu par Aleksey Shchusev (qui a aussi conçu le Tombeau de Lénine à Moscou), ce théâtre fut construit pendant la Seconde guerre mondiale en utilisant le travail des prisonniers de guerre japonais. Il accueille des représentations d’opéra russe et de ballet.
Musée des Beaux‑Arts d’Ouzbékistan
Ce musée présente des œuvres d’art de la période pré‑russe, incluant des fresques sogdiennes et des artefacts zoroastriens, aux côtés d’arts appliqués des XIXᵉ et XXᵉ siècles comme les suzanis brodés.
Musée des Arts Appliqués
Logé dans une belle résidence traditionnelle, le bâtiment lui‑même est l’élément le plus remarquable, avec des arts appliqués des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Musée d’Histoire de l’État d’Ouzbékistan
Le plus grand musée de la ville, anciennement le musée Lénine, contient de vastes collections retraçant l’histoire de l’Ouzbékistan.
Mausolée de Qaffol Shoshi
Dédié à l’imam Abu Bakr Muhammad ibn Ali ibn Ismail al‑Kaffal ash‑Shashi, ce mausolée fut reconstruit en 1542 sous la direction de l’architecte royal Gulyam Husayn. Il est connu pour son portail en dôme asymétrique.
Mausolée de Yunus Khan
Groupe de trois mausolées du XVe siècle, restaurés au XIXᵉ siècle, qui abritent le tombeau de Yunus Khan, le grand‑père de l’empereur moghol Babur.
Palais du prince Romanov
Palais du XIXᵉ siècle qui fut la résidence du grand‑duc Nikolaï Konstantinovitch, exilé à Tachkent pour faute. Le bâtiment, autrefois musée, est maintenant utilisé par le ministère des Affaires étrangères.
Opéra‑Théâtre Alisher Navoi
Conçu par Aleksey Shchusev (qui a aussi conçu le Tombeau de Lénine à Moscou), ce théâtre fut construit pendant la Seconde guerre mondiale en utilisant le travail des prisonniers de guerre japonais. Il accueille des représentations d’opéra russe et de ballet.
Musée des Beaux‑Arts d’Ouzbékistan
Ce musée présente des œuvres d’art de la période pré‑russe, incluant des fresques sogdiennes et des artefacts zoroastriens, aux côtés d’arts appliqués des XIXᵉ et XXᵉ siècles comme les suzanis brodés.
Musée des Arts Appliqués
Logé dans une belle résidence traditionnelle, le bâtiment lui‑même est l’élément le plus remarquable, avec des arts appliqués des XIXᵉ et XXᵉ siècles.
Musée d’Histoire de l’État d’Ouzbékistan
Le plus grand musée de la ville, anciennement le musée Lénine, contient de vastes collections retraçant l’histoire de l’Ouzbékistan.
Éducation
Tachkent est le centre scientifique et éducatif de l’Ouzbékistan, accueillant des institutions majeures comme l’Académie des sciences. La ville compte de nombreuses universités et établissements d’enseignement supérieur, parmi lesquels :
Amity University à Tachkent
New Uzbekistan University
Université pédagogique d’État de Tachkent
Université TEAM
Faculté russe des ressources pétrolières et gazières (NRU) – antenne à Tachkent
Institut automobile et de construction routière de Tachkent
Université technique d’État de Tachkent
Institut d’architecture et de construction de Tachkent
Institut d’irrigation et de melioration de Tachkent
École internationale de commerce Kelajak Ilmi
Université des technologies de l’information de Tachkent
Université Internationale Westminster à Tachkent
Université polytechnique de Turin à Tachkent
Université nationale de l’Ouzbékistan
Université d’économie et de diplomatie mondiale
Université d’État de droit de Tachkent
Institut financier de Tachkent
Institut d’État de médecine pédiatrique
Université d’état de médecine de Tachkent
Université d’État de l’Orientale de Tachkent
Université islamique de Tachkent
Université de gestion britannique en Tachkent
Institut de développement du management de Singapour à Tachkent
Institut textile et de l’industrie légère de Tachkent
Institut de transport ferroviaire de Tachkent
Institut national des arts et du design (Kamaleddin Bekhzod)
Université Inha de Tachkent
Université d’État des langues mondiales de l’Ouzbékistan
Collège professionnel des technologies de l’information de Tachkent
Transport
Tachkent possède un réseau de transport étendu et moderne, comprenant :
Métro de Tachkent : réputé pour son architecture artistique
Aéroport international de Tachkent : le plus grand du pays, avec des liaisons vers l’Asie, l’Europe, et l’Amérique du Nord
Ligne ferroviaire à grande vitesse Tachkent‑Samarcande : liaison rapide et efficace vers l’une des villes majeures d’Ouzbékistan
Autrefois, la ville disposait de systèmes de trolleybus et de tramway, qui furent arrêtés respectivement en 2010 et en 2016.
Divertissement et commerces
Tachkent offre une variété de possibilités pour le shopping et les loisirs :
Centres commerciaux : destinations populaires comme Next, Samarqand Darvoza, Kontinent, Riviera, et Compass — beaucoup sont gérés par Tower Management Group au sein du groupe Orient.
Théâtres :
• Opéra‑Théâtre Alisher Navoi — le plus prestigieux de la ville, avec des représentations régulières de ballet et d’opéra.
• Théâtre Ilkhom — fondé par Mark Weil en 1976, premier théâtre indépendant de l’Union soviétique, il continue de jouir d’une grande réputation.
Villes jumelées
Tachkent a établi des relations de jumelage avec les villes suivantes dans le monde :