Le Turkménistan est un pays de déserts et d’oasis, aux traditions historiques et culturelles très distinctes. C’est peut‑être l’un des pays les plus intéressants d’Asie centrale. Berceau de nombreuses cultures et civilisations, et ancien centre sur la Grande Route de la Soie, le Turkménistan compte de nombreux monuments historiques et culturels. Le pays abrite une population singulière préservant soigneusement ses anciennes traditions. On y découvre des formes de paysage très diverses : des crêtes montagneuses pittoresques aux sables désertiques apparemment sans vie, des oasis verdoyantes jusqu’aux kilomètres côtiers.
Sur le territoire moderne du Turkménistan, plusieurs monuments architecturaux étaient autrefois des étapes importantes de la « Route de la Soie » – des villes anciennes telles que Mashad‑Mesrian à Dehistan Parau près de Kizil Arvat, Shahrislam dans la région de Bahard, Nisa, Annau, Abiverd, Namazga Tepe, Altyn‑Tepe près d’Achgabat, Seraks, l’ancienne Merv, Margush, Amul près de Turkmenabat, Kounia‑Ourguench, Shakhsanam près de Daşoguz.
La « Grande Route de la Soie » traversait le territoire du Turkménistan actuel, symbole de l’intégration culturelle entre Orient et Occident. Déjà vers 2000 av. J.‑C., les caravanes commerciales partaient de Xi’an, traversaient l’Asie centrale et l’Inde, jusqu’aux rivages de la mer Noire et de la Méditerranée.
Informations générales
Le Turkménistan est situé dans la partie sud‑ouest de l’Asie centrale.
Son territoire couvre 488 100 km² (52ᵉ place mondiale). Sa longueur est de 1100 km d’est en ouest, et de 650 km du nord au sud. Il partage des frontières avec l’Afghanistan (744 km) et l’Iran (992 km) au sud, le Kazakhstan (379 km) et l’Ouzbékistan (1621 km) au nord, et est bordé par la mer Caspienne à l’ouest – le pays ne possède pas d’accès à l’océan.
Le point le plus élevé est le pic Ayribaba à 3139 m au‑dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas se trouve dans le désert du Karakoum à −81 m.
La population compte plus de 5,24 millions d’habitants selon les statistiques du 1ᵉʳ janvier 2013. 48 % vivent en zone urbaine, 52 % en zone rurale. La densité est de 10 personnes par km². Le pays est classé 117ᵉ au niveau mondial par sa population. 85 % sont Turkmènes, 5 % Ouzbeks, 4 % Russes et 6 % d’autres nationalités.
Divisions administratives : 5 régions et une ville avec le statut de région.
Capitale : Achgabat, avec une population de plus de 900 000 habitants.
Religion : 89 % musulmans, 9 % chrétiens, 2 % autres religions.
Devise nationale : manat (100 tenge).
Fuseau horaire : UTC +5
Climat : Le climat est extrêmement continental et sec. Le Turkménistan est le pays le plus chaud d’Asie centrale. En juillet et août, la température à Achgabat peut atteindre 50 °C. En hiver, les vents du nord apportent de l’air froid, en été des vents chauds, avec des tempêtes de sable. En janvier, la température normale est de −5 °C dans les régions nord, +4 °C dans le sud, dans le désert du Karakoum de −25 °C à −30 °C. En juillet, la moyenne est de +35 °C dans le sud, +27 °C dans le nord, et dans le désert elle peut atteindre +50 °C.
Nature : Trois grands types de paysages : plaines désertiques, oasis et montagnes. Les principales rivières sont l’Amou‑Daria, le Murgab et le Tedjen. Dans la célèbre grotte de Bakharden, se trouve un lac, Kou‑Ata, à 60 mètres sous terre, où il est possible de nager toute l’année grâce à des sources chaudes riches en sulfure d’hydrogène. 80 % du territoire est couvert par le désert. La diversité des zones naturelles et climatiques attire des touristes aux intérêts variés. Il y a de magnifiques littoraux marins, les subtropiques dans les montagnes de Kopet‑Dagh, des traces de dinosaures sur le plateau de Kugitanga, de belles cavernes de stalactites, ainsi que la nature intacte de Karri‑Kala avec ses cascades, donnant l’impression d’un paradis.
Ressources naturelles : Ces ressources sont un élément important de l’économie du pays. Le gaz naturel et le pétrole tiennent le devant de la scène (le Turkménistan possède les cinquièmes plus grandes réserves de gaz au monde parmi une dizaine de pays). Selon des scientifiques turkmènes, les réserves de gaz sont estimées à environ 23 billions de m³, et celles de pétrole à plus de 12 milliards. On compte 144 champs pétroliers et gaziers, dont 40 en exploitation. Quatre grands champs pétrolifères sont situés sur les côtes de la mer Caspienne.
Aujourd’hui, en plus du gazoduc vers la Russie, il existe des pipelines vers l’Iran et la Chine. Le pays exporte également de l’électricité vers l’Iran, la Turquie et l’Afghanistan. Il possède d’importantes réserves de mirabilite, de pierre, de glauber, de sels de sodium, de potassium, de cire minérale, d’iode, de brome, de sulfate de sodium, entre autres substances qui contribuent au développement de l’industrie chimique.
Le Turkménistan, comme le reste de l’Asie centrale, souffre d’un manque d’eau douce, et dépend fortement de grands réservoirs. La seule grande rivière dont la source est à l’extérieur du pays est l’Amou‑Daria. Le canal de Karakoum, le plus grand ouvrage d’irrigation du monde, a une importance vitale car, sans lui, l’agriculture ne serait pas possible en raison de l’absence de grands cours d’eau.
Il y a aussi de petits fleuves : le Murgab, le Tedjen. Dans l’ouest, la rivière Atrek se jette dans la mer Caspienne. La plupart des cours d’eau sont peu profonds, avec des lits asséchés. Le pays manque fortement d’eau. Une grande partie de l’eau est utilisée pour l’irrigation, mais beaucoup s’évapore ou s’infiltre dans le sol.
La mer Caspienne, plus grand plan d’eau du pays, est utilisée pour la navigation et la pêche, ainsi que comme source d’eau (après désalinisation) pour les villes côtières.
Parmi les autres ressources en eau, il y a quelques lacs salés. Le plus grand est le lac Sarykamysh, dans le nord‑ouest du pays, né du débordement des eaux d’irrigation d’une oasis située dans les basses terres de l’Amou‑Daria.
Tourisme : De nombreux touristes qui planifient un voyage au Turkménistan souhaitent découvrir le mystère de la civilisation orientale dans l’ancienne cité de Margiana, célèbre pour ses monuments architecturaux et ses découvertes archéologiques sensationnelles. Le mausolée du sultan Sanjar situé dans le parc culturel « Ancienne Merv » est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les thermes, bien‑être et tourisme médical sont également bien développés.
1er janvier : Nouvel An
12 janvier : Jour commémoratif
27 janvier : Jour des défenseurs de la patrie
19 février : Jour du drapeau national du Turkménistan
8 mars : Journée internationale de la femme
21‑22 mars : Novrouz (fête de printemps en Asie centrale)
1ʳᵉ dimanche d’avril : célébration « Une goutte d’eau est un grain d’or »
Dernier dimanche d’avril : Jour du cheval Akhal‑Teke
9 mai : Jour de la Victoire
18 mai : Jour de la Renaissance, de l’Unité et de la Poésie de Makhtumkuli au Turkménistan
Dernier dimanche de mai : Jour du tapis turkmène
2ᵉ dimanche d’août : Jour du melon turkmène
1ᵉʳ septembre : Jour du savoir
6 octobre : Jour du souvenir des victimes du tremblement de terre de 1948
27 octobre : Jour de l’indépendance du Turkménistan
1ᵉʳ samedi de novembre : Journée de la santé
12 décembre : Jour de la neutralité du Turkménistan
Ramazan Kat (Aïd‑el‑Fitr) ; Kurban Kat (Aïd‑el‑Adha).
Symboles nationaux : Le drapeau turkmène est un rectangle vert avec une bande verticale bordeaux sur laquelle sont représentés cinq guls nationaux (motifs de tapis), avec un croissant blanc et cinq étoiles sur le fond vert.
Chaque gul est encadré par un ornement de tapis. En bas de la bande bordeaux, il y a deux branches d’olivier, symbolisant le statut de neutralité permanente du Turkménistan. Ensemble avec les guls, ils forment une composition unique.
Le mot « gul » a différentes interprétations : « gel » signifiant fleur, « kel » lac. Les couleurs des quatre éléments — feu (jaune), eau (blanc), air (rouge), terre (vert) — sont principalement utilisées dans leurs ornements.
Le premier gul s’appelle « Ahal‑Teke ». Sa base est le cycle annuel de la terre, divisé symboliquement en quatre saisons. Dans chacune de ses parties, trois ornements symbolisent des mois.
Le deuxième est « Yomud‑Gul ». Sa figure principale est l’image de l’homme ancien levant les mains. Au milieu du gul se trouve un « gachok » (motif) représentant le soleil. Le troisième est le gul saryk. Il représente de façon symbolique l’image de la mort : les cycles de 3, 9, 40 et 365 jours. Ce motif représente le passé. Dans l’ornement du gul chovdur, les maisons symboliques de la mariée et du marié sont représentées. Enfin, dans le motif du gul ersary, on peut voir le signe ancien sacerdotal avec l’image de cavaliers portant le drapeau. Le lien entre les tapis est le « aralyk‑gul ».
L’emblème de l’État du Turkménistan est octogonal, de couleur verte avec un liseré doré, avec deux cercles bleu et rouge. Les cercles sont séparés par des bandes jaunes‑dorées de taille égale. Le fond vert montre les richesses principales du pays : en bas, sept capsules de coton blanches ouvertes avec feuilles vertes ; au milieu, deux épis de blé jaunes de chaque côté ; au sommet, un croissant blanc avec cinq étoiles à cinq branches.
Sur le cercle rouge, on voit les cinq principaux guls de tapis : ahaltéke, salyr, ersary, chovdur et yomut, qui symbolisent l’amitié et la solidarité du peuple turkmène. Le cercle bleu montre Yanardag, le cheval Akhal‑Teke du premier et unique président à vie de la Turkménistan indépendant, Saparmourat Turkmène‑bashi. Le cheval est la fierté des Turkmènes, personnification de l’exemple classique de la race unique Akhal‑Teke.
Codes régionaux :
Achgabat : 12
Mary : 522
Balkanabad : 222
Turkmenabat : 422
Dashoguz : 322
Turkmenbashi : 243